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    08 augustus

    Quand le "Plateau Ivre" invite une conteuse

    Cet été et jusqu'au 17 Septembre à Vagney dans les Vosges,
    vous pouvez aller déguster une comédie champètre et enleveé par
    la Compagnie du Plateau Ivre.
     
    Scène naturelle et enchanteresse des forêtes Vogiennes, bonne humeur et facéties des comédiens/clowns/acrobates/magiciens...
    du plaisir, du plaisir et encore du plaisir!!
     
    Comment je les ai connus?
    Il se trouve que de festival en festival, parfois, les amitiés se lient et on a envie de se revoir, de s'entendre,
    de se mettre à l'honneur les uns, les autres.
     
    A Puimichel nous avions rencontré Bruno Salvador, nous l'avions apprécié, ce fut réciproque...
    alors le 6 Août, il nous a invitées ("Nous" c'est mon inséparable régisseuse et amie Mimi et moi) à Vagney
    pour deux séances de contes... petite variante pour eux qui tous les week ends sont seuls en piste... 
     
    Ce fut pluvieux... très pluvieux (par solidarité avec mes amis de Clans)... et chaleureux... tellement chaleureux!!
     
    Un lien vers leur site
     

    Entre deux averses d'après midi...
    Sur le site du Haut du Tôt
    devant la très belle Maison de la Ruralité
     
    Chapeau les Contes!!
    Contes récoltés et créations d'Isabelle Pozzi
     
    Contes tirés au sort par les enfants dans un chapeau...
    merci Mimi d'avoir si bien fait tourné le chapeau mouillé!!
     
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    Et le soir... après tout un après midi d'averses à Vagney...
    arrêt des hostilités naturelles un quart d'heure avant le spectacle... comme tous les soirs paraît-il...
    à croire que la pluie aime le théâtre!!
     
    Ouverture Prochaine
    par la Compagnie du Plateau Ivre
     
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    Une comédie champètre
     
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    Musicale...
     
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    Acrobatique
     
     
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    Où le public paie de sa personne!!
     
    Et comme la pluie était concentrée sur le spectacle et ne pensait plus à tomber... les loups ont envahi le bois...
     
    Entre Femme et Loup
    (Nouvelle version de "Laissez passer les loups")
    Contes récoltés et créations d'Isabelle Pozzi
     
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    Merci à:
     
     
    Bruno                                       pour son invitation son accueil et sa gentillesse
    Maggi, Hélène et Pierre-Marie        pour les belles rencontres et la sympathie
    Colette et Jacques, Evelyne et Claude    pour le gite et les légumes du jardin
    Mimi                                                qui a conduit plus de 1400 KM aller retour
    Le Public                                                                nombreux et chaleureux...
    La Pluie                                                                           pour sa coopération
     

     

     

     

    20 februari

    Parler ou écouter... c'est toujours échanger...

    "Ecouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu'un...
     

    C'est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire et tout son corps : tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là ...

    Ecouter, c'est commencer par se taire.

    Ecouter, c'est accueillir l'autre avec reconnaissance tel qu'il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour dire ce qu'il doit être.


    Ecouter, ce n'est pas vouloir que quelqu'un soit comme ceci ou comme celà, c'est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques.

    C'est être ouvert positivement à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interprèter, sans juger, laissant à l'autre son espace et le temps de trouver la voie qui est la sienne.

    Etre attentif à quelqu'un qui souffre, ce n'est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance, c'est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour se libérer...


    Ecouter, c'est donner à l'autre ce qu'on ne nous a peut-être jamais donné : de l'attention, du temps, une présence affectueuse.

    Apprendre à écouter quelqu'un, c'est l'exercice le plus utile que nous puissions faire pour nous libérer de nos propres détresses... C'est en apprenant à écouter les autres que nous arrivons à nous écouter nous-mêmes, notre corps et toutes nos émotions, c'est le chemin pour apprendre à écouter la terre et la vie, c'est devenir poète, c'est-à-dire sentir le coeur et voir l'âme des choses.

    A celui qui sait écouter, est donné de ne plus vivre à la surface : il communie à la vibration intérieure de tout vivant. "

    10 december

    Le bon coté des choses

     

    Merci à Jean pour ce texte...

    http://spaces.msn.com/members/jean1943/

    Le bon coté des choses


     

    Voir le bon côté dans les situations où  nous sommes conduit, cela implique parfois de changer nos façons de penser.

    Deux marchands de chaussures arrivent dans un coin reculé d'Afrique. Au bout de peu de temps, le premier, découragé, envoit ce rapport à sa maison mère: "Impossible lancer marché ici: tout le monde marche pieds nus ! Rien à faire, je rentre".

    Le second envoit le message suivant à sa maison mère: "Prévoir envoi d'un stock important: énormes opportunités de marché ici. Personne ne porte encore de chaussures ici !"

    Soyez encouragés !
    Il y a un angle sous lequel vous avez
    certainement oublié d'aborder la situation
    qui est la vôtre !
     
     
    26 november

    26 Novembre... comme chaque année...

    Tendre pensée à un papa mouton bien doux qui se donnait souvent des airs de papa tigre féroce...

     

     

    Papa Tigre et Papa Mouton

     

    Il y a longtemps, le Mouton était redouté de tous les animaux de la savane et des grands bois. Quand il passait le long du chemin, marchant lentement, la figure grave et sévère, avec sa grande barbe et ses cornes recourbées, on était saisi de terreur et les animaux qui le rencontraient lui faisaient de grand saluts, puis se sauvaient à toutes jambes.

    — Avait-il jamais mangé quelqu'un de ses voisins ?

    Les commères du pays n'osaient l'affirmer, mais il avait l'air si terrible que comme on dit: mieux valait le croire que d'aller y voir. A force d'entendre répéter qu'il était redoutable, il avait fini par le croire pour tout de bon. Même une fois s'étant penché sur un ruisseau pour y boire, il aperçut son image dans le courant et sauta de frayeur à trois pas en arrière à la vue de sa barbe et de ses cornes.

    Un tigre, qui demeurait non loin de la case de papa Mouton, s'arma un jour de tout son courage et résolut de faire une visite de politesse à son voisin. Il emmena avec lui son fils, petit tigre déjà haut sur pattes.

    — Du plus loin qu'il aperçut papa Mouton il le salua très humblement et quand il fut près il lui demanda des nouvelles de toute sa famille.

    — Voisin, je suis venu pour vous rendre hommage et ma femme se fût fait un plaisir de rendre ses devoirs à madame Mouton, si elle n'avait été retenue chez elle par une indisposition. Papa Mouton invita papa Tigre et son fils à entrer dans sa maison. Pendant que les deux pères causaient gravement des affaires du pays, petit Tigre alla jouer dans le jardin avec petit Mouton. Sois bien poli avec petit Mouton, lui dit son père, car sans cela il te mangerait.

    Voilà les deux enfants qui se mettent à jouer; au bout d'un instant petit Tigre saute sur petit Mouton et le culbute. Et petit Mouton de rire !

    — Tiens, comme tu as de petites dents ! lui dit petit Tigre.

    — C'est comme cela dans ma famille; celles de papa sont tout pareilles, reprend petit Mouton.

    — Cette répartie fit réfléchir petit Tigre et quand, la visite finie, le père et le fils eurent quitté leurs hôtes, petit Tigre n'attendit pas que papa Mouton eût fermé la porte de sa case pour dire à son père: Papa, papa, petit Mouton a des dents toutes petites et il m'a dit que celles de son père n'étaient pas plus longues que les siennes.

    — Tais-toi donc, tais-toi donc, gamin si papa Mouton nous entendait, il nous mangerait tous les deux.

    Papa Tigre résolut pourtant de savoir à quoi s'en tenir sur ce sujet. Vraiment, papa Mouton lui avait semblé fort gras, et, rien que d'y songer, il en passait sa langue sur ses moustaches. Comment voir les dents de papa Mouton? Ce n'était pas facile. Papa Mouton ouvrait à peine la bouche pour parler et sa barbe lui cachait en outre la lèvre inférieure et le menton. L'occasion vint pourtant au Tigre comme à ceux qui savent l'attendre.

    — Le jour où papa Mouton et son fils lui rendirent visite, pendant que les enfants jouaient au dehors, il les fit toutes sortes de politesses à Mouton, et lui servit une bouteille de son meilleur vin, puis une seconde et une troisième. Papa Mouton devint d'une gaieté folle, et, perdant son sérieux, il ouvrit la bouche toute grande afin de rire à son aise. Papa Tigre vit alors les petites dents de son convive. Sans hésiter, il sauta sur le Mouton et l’étrangla. Entendant crier son père, petit Mouton se sauva au plus vite et put rentrer chez lui avant que le Tigre, acharné à sa première proie, eût songé à le poursuivre.

    Ce ne fut le long du jour que pleurs et gémissements dans la case du Mouton. Maman Mouton et son enfant criaient que c'était pitié de les entendre. Au bruit qu'ils menaient, la Reine des Oiseaux accourut du grand bois voisin et se perchant sur le toit de la case, elle demanda à maman Mouton la cause de son chagrin.

    — Hélas, charitable dame, papa Tigre a mangé mon pauvre mari ! Nous n'oserons plus sortir mon enfant et moi, car il va venir rôder de ce côté pour nous manger aussi. —

    Émue de sa douleur, la Reine des Oiseaux la consola de son mieux et lui promis une vengeance éclatante. Puis, en quelques coups d'ailes, elle atteignit bientôt la forêt prochaine. A son appel répondirent tous les oiseaux des grands bois: les plus gros Haras aux plumes éclatantes, les Cacatoës à la huppe blanche, des milliers de Perruches émeraudes au bec de corail, les petits Colibris et les Oiseaux-Mouches qui ont l'air de pierres précieuses auxquelles le bon Dieu aurait donné des ailes.

    La Reine leur raconta la mort de papa Mouton. Jurons de venger notre voisin s'écria-t-elle. Nous le jurons! piaillèrent, sifflèrent, crièrent, les oiseaux, chacun dans son langage A ce bruit assourdissant, les Caïmans coururent se cacher dans les grandes herbes, les Boas et les Serpents à sonnettes rentrèrent précipitamment dans les fentes des arbres.

    — Ayez confiance, dit la Reine des Oiseaux! Demain, c'est dimanche, je donnerai une grande fête dans la forêt. Aussitôt que la grande messe sera finie, je veux que tous les oiseaux des bois se rassemblent. Mes gentilles perruches, volez de tous les côtés faire des invitations. Disposez tout pour la fête; soyez exactes à l'heure dite et obéissez-moi en chaque chose. Pour moi, je vole inviter papa Tigre. Flatté de la visite de la Reine des Oiseaux, papa Tigre promit de venir au grand bal dans la forêt. Il mit ses plus beaux habits, frisa ses moustaches et, avant de partir, il embrassa sa femme sur la bouche et son fils sur les deux joues.

    Dès qu'on le vit qui arrivait, la Reine des Oiseaux cria à tous ses sujets: prenez vite vos rangs, formez les quadrilles et que chacun de vous se mette à danser en cachant sa tête sous son aile. Musique, jouez! Et l'orchestre joua :

    Tig, tig, malinboin
    La chelema che tango
    Redjoum
    La chelema che tango !

    La Reine des Oiseaux vola au devant de papa Tigre et lui souhaita la bienvenue. Comme c'était beau, la fête! Papa Tigre en était ébloui! De longues files d'oiseaux aux riches plumages se faisaient vis-à-vis. Le quadrille commence seulement, dit la Reine, vous serez mon cavalier. Papa Tigre se mit à coté de sa danseuse et l'orchestre joua :

    Tig, tig, malinboin, etc.

    Aussitôt les oiseaux, la tête sous leur aile, se mirent à sauter en cadence. La Reine cacha aussi sa tête, et quand, tout glorieux et marchant la tête haute, papa Tigre voulut faire les premiers entrechats, elle s'écria :

    «Mais, papa Tigre, vous n'y songez pas ! L'étiquette à ma cour est que pour prendre part à la danse, il faut n'avoir pas de tête. Voyez plutôt tous mes invités; ils croiraient manquer aux manières de la haute société, que dis-je? à la plus simple politesse, s'ils osaient lever la tête devant leur souveraine. Allez, mon ami, faites comme eux et vous pourrez figurer avec honneur dans le quadrille de la Reine des Oiseaux. Papa Tigre devint rouge de honte !

    — Ma reine, s'écria-t-il, je vous demande humblement pardon de mon manque d'usage. Je suis chasseur sauvage, habitué à passer des nuits entières à l'affût, et j'ignore tout à fait les coutumes des cours. Veuillez me promettre une contredanse et je reviens à l'instant dans le tenue que vous demandez.

    En quelques bonds, papa Tigre fut chez lui. Il dit à sa femme: Ma femme ! pour avoir l'honneur de danser chez la Reine des Oiseaux, il faut n'avoir pas de tête; j'ai vu tous les invités qui dansaient de cette façon. C'est l'étiquette de la cour. Prends cette hache et coupe- moi la tête.

    — Tu l'as déjà perdue, mon pauvre mari, lui répondit maman Tigre. Au lieu d'aller danser avec des reines, tu ferais bien mieux de rester chez toi tranquillement avec ta femme et tes enfants. Je n'aime pas les maris qui plantent là leur femme pour passer la nuit au bal.

    — Si tu ne veux pas m'obéir, hurla le Tigre en fureur d'être querellé par sa femme, je t’étrangle à l'instant. Alors maman Tigre saisit la hache, et d'un coup trancha la tête de son mari. Il en mourut bel et bien, comme vous pensez.

    Des perruches placées en embuscades partirent aus sitôt à tire d'ailes porter la nouvelle de la mort du Tigre à la Reine des Oiseaux. Les oiseaux retirèrent alors leur tête de dessous leur aile; on fit entrer tous les animaux de la forêt; chacun voulut embrasserà son tour maman Mouton et son fils. Ensuite on s'ali gna pour la danse, et l'orchestre se mit à jouer :

    Tig, tig, malinboin
    La chelema che tango
    Redjoum
    La chelema che tango !

    Vous dire comme on sauta, comme on se trémoussa ! N'est vraiment pas croyable. Enfin il fallut bien s'en aller, car tout finit en ce bas monde, mais auparavant on fit une quête dont on remit l'argent à petit Mouton et à sa mère.

    Moutons et vous enfants qui m'écoutez, que la mort de papa Mouton vous serve de leçon: mieux vaut ne pas ouvrir la bouche que de rire avec les gens qu'on ne connaît pas.

     

     

    Loys Bruyère

     

    23 november

    L'acte juste

     

    Merci à L'Aigue Marine pour ce texte

    http://spaces.msn.com/members/dsmcfrance/

     

    Si vous aimez mon espace... allez voir le sien!!


     

    L’acte juste

    On ne détruit pas les ténèbres en luttant contre elles, mais en allumant la lumière.

     

    On ne détruit pas le mal en luttant contre lui, mais en faisant le bien.

     

    On ne détruit pas la haine ou la peur en s’acharnant contre elles, mais en laissant monter la tendresse-amour.

     

    C’est en allant vers l’est que l’on s’éloigne de l’ouest.

     

    C’est en allant vers plus de vie qu’on dépasse la mort.

     

    C’est en allant vers ce qui dure qu’on est libre de ce qui ne dure pas.

     

     

    Placide Gaboury, Paroles pour le coeur

     

    Légende hindoue

     

      Merci à L'Aigue Marine pour ce texte

    http://spaces.msn.com/members/dsmcfrance/

     

    Cherchons-nous au bon endroit ?

     

     

    Légende hindoue

    Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

    Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l’homme dans la terre." Mais Brahma répondit : "Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera."

    Alors les dieux répliquèrent : "Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans."

    Mais Brahma répondit à nouveau : "Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."

    Alors les dieux mineurs conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour."

    Alors Brahma dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."

    Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

    14 november

    Haïkus cotemporains

      Haïkus  

     

     

    Sam (YADA) CANNAROZZI


    Sam Cannarozzi (nom de scène: Yada) est né à Chicago, États-Unis, en 1951; en Europe depuis 1974, il habite à Parcieux, près de Lyon. Diplômes en langues et linguistique (1973). Formation dans les arts de la scène (1974-1980). Conteur professionnel, il fait aussi des spectacles de poésie sonore et anime des carnavals. Il écrit des haïkus depuis plus de vingt ans. Il a publié: Un coup de dé à coudre (Verso, 1988), Dis-moi dix devinettes (Le pré de l'âge, 1990) et The Best of The Only Of 1980-1990 (Norton Coker, 1992). Ses haïkus ont paru dans diverses revues littéraires (Canada, États-Unis, France, Japon, Nouvelle-Zélande, Roumanie et Yougoslavie).



     


     

    un seul tournesol
    regarde dans le sens contraire
    en cherchant la lune


    la brume matinale
    est striée de givre... ah non
    lignes blanches sur la route



    le faucon planant
    guettait sa proie immobile
    le coq du clocher


    ruminant la brume
    des vaches couchées dans des prés
    morceaux de paysage



    premier froid d'hiver
    ciel immobile, nuages fixes
    même mon souffle se gèle



    la vitesse du train
    fait fondre en un seul flou
    ciel, brume, vaches et herbes



    deux grandes corneilles passent
    coups de pinceaux sur paysage
    la terre s'embellit


    des cygnes se regardent
    dans le reflet du ruisseau
    et voient un nuage


    sur la corde à linge
    derniers fantômes de l'hiver
    dansant dans le vent



    le givre travaille toute
    la nuit   le soleil le fond
    en un court clin d'oeil


     

     

     

     

     Clod'Aria

     

     Clod'Aria est née à Paris en 1916. Vit à L'Orbrie, en Vendée. Enseignante pendant 25 ans, elle s'est consacrée ensuite à la poésie. Parmi une trentaine d'ouvrages, mentionnons les plus récents: L'ombre tourne (Le Dé Bleu, 1989), Bonsaï (Traces, 1990), Micro-climat (Écho Optique, 1992), Ciel de traîne (Soc et Foc, 1993), L'enfance inépuisable (Traces, 1994), Solo pour un petit Prince (Éditions en Forêt, 1995), Le coeur s'obstine (Écho Optique, 1997), Mon chat, son chien et le cochon du voisin (Le Dé Bleu, 1998), Mes mots vous regardent (Soc et Foc, 1999), ainsi que le récit de son enfance L'art de rater (Littera, 1996) et l'essai Que devient la poésie? (Pays d'Herbes, 1998).

     

     


     

     

    Le vent remuait encore
    les plumes de l'oiseau
    mais l'oiseau était mort



    Elle bêche
    ses chats en sphinx
    autour d'elle


    Dans ma tête l'enfance
    bouche ouverte
    comme un cri



    Oeuvre
    bateau de papier
    sur mer d'éternité



    Des mots des mots
    et avec ça
    faire du silence



    J'ai vieilli
    mon style a changé
    mes amis aussi


    Poèmes
    autant de tentatives
    d'être heureux


    Un haïku
    bien rond
    comme une larme



    Silence blanc
    la mouche bleue
    respire


    La pluie a volé
    le parfum des lias
    lune rousse

     

     

    11 november

    Texte de sagesse primordiale

    Merci à Khan pour ce texte

    http://www.sagesse-primordiale.com/

     

     

    L'Arbre

     

    "J'étais debout sur la plus haute des montagnes et tout autour de moi, était le cercle complet du monde. Et tandis que je me tenais là, j'ai vu plus que je ne peux le dire et j'ai compris plus que je n'ai vu ; car je voyais en esprit les formes de toutes les choses et la forme de toutes les formes qui doivent vivre ensemble comme un être unique.
    Et j'ai vu que le cercle sacré de mon peuple était un des cercles qui constituaient un cercle grand comme la lumière du jour et celles des étoiles et au centre duquel poussait un puissant arbre en fleurs pour protéger tous les enfants d'une mère et d'un père uniques. Et j'ai vu que tout ceci était sacré."


    Black Elk Speaks, shaman Lakota, d’après Joseph Niehardt.

    Conte de sagesse

    Merci à Khan pour ce texte

    http://www.sagesse-primordiale.com/

    L'homme qui savait méditer

     

    On demanda un jour à un homme qui savait méditer, 
    comment il faisait pour être si recueilli,
    en dépit de toutes ses occupations.
    Il répondit:
    Quand je me lève, je me lève.
    Quand je marche, je marche.
    Quand je suis assis, Je suis assis.
    Quand je mange, je mange.
    Quand je parle, je parle.
     
    Les gens l'interrompirent en lui disant:
    "Nous faisons de même, mais que fais-tu de plus ?"
    Quand je me lève, je me lève.
    Quand je marche, je marche.
    Quand je suis assis, je suis assis.
    Quand je mange, je mange.
    Quand je parle, je parle.
    Les gens lui dirent encore une fois:
    "C'est ce que nous faisons aussi !"
    Non, leur répondit-il.
    Quand vous êtes assis, vous vous levez déjà.
    Quand vous vous levez, vous courez déjà.
    Quand vous courez, vous êtes déjà au but...
    Présentement !
            
     
    10 november

    Du conte au Haïku...à la recherche de l'essentiel

    Les pousses de bambou

     

    Leur fraîcheur

    l'oublier on ne saurait,

    les bambous de l'année.

    (Ryokan)

     

     

    Môzô, orphelin de père, vivait seul avec sa mère à qui il vouait une piété filiale.  Employé aux travaux publics, c'était un scribe modèle qui calligraphiait à merveille, et chacun l'appréciait pour sa modestie et son zèle.  Pendant ses heures de liberté, il courait la camppagne afin de ramasser une espèce de bambou particulière , dont les pousses grosses et tendres constituent  un mets raffiné.  Sa mère en raffolait.

    Il arriva un jour où sa mère ne put avaler un seul repas sans qu'il y eût en entrée des pousses fraîches de bambou.  Môzô courait les champs, les bois, l'hiver et l'été pour offrir à sa mère ses pousses de bambou préférées.

    -  "Ah! mon fils, disait-elle, si je ne pouvais manger mes pousses de bambou, moi qui n'ai plus goût à rien depuis la mort de votre père, je crois que je me laisserais mourir !"

    Et Môzô courait la campagne, explorait les champs, les prés, la lisière des forêts, et il rapportait tous les jours à sa mère, les pousses de bambou qu'elle aimait.

     

    Or, cette année-là, dans le royaume de Wou, l'hiver fut exceptionnellement rigoureux.  La neige tomba en abondance.  Le sol était gelé.  Môzô courait plus que jamais par les champs et les bois, dénichant les pousses de bambou où nul autre n'en aurait trouvé.  Il en cueillait sous les congères, au creux des forêts, partout.  Mais un soir, il revient chez lui, les mains vides.  Sa mère refusa de manger.  Les jours suivants, Môzô rendra bredouille et désespéré:

    "Mère, je fais de mon mieux, je cours du nord au sud, d'est en ouest, mais tant que cette neige persistera, je ne pourrai vous offrir ces pousses de bambou que vous chérissez.  Je vous en prie, consentez à manger.

    Mais la mère de Môzô ne répondait pas.  Elle refusait de s'alimenter, elle ne buvait, ni ne mangeait, et elle commença de dépérir.  Le ciel était bleu et froid, implacable , et toute la campagne durcie sous la neige gelée.  Alors, un matin, Môzô désespéré se tourna vers le ciel:

    "Depuis des années, se lamenta-t-il, matin et soir, du nord au sud, d'est en ouest, j'ai cherché partout les pousses de bambou.  Pas un seul jour je n'ai manqué d'en apporter à ma mère, afin qu'elle ne meure, et aujourd'hui je ne puis en trouver."   Il se tordait les mains, accablé, et il fixait le jardin devant la maison, et la neige froide, indifférente à son chagrin.

    À ce moment, comme il était à genoux, implorant le ciel, il aperçut au milieu du tapis blanc trois pousses violettes perçant la neige.  Trois pousses de bambou !  Il les cueillit et les apporta à sa mère.  Celle-ci mangea et but, et fut sauvée.  Depuis lors, ce bambou s'appelle au Japon comme en chine le "bambou Môzô".  Il est le symbole de la piété filiale.

     

    Bouddha est dans une pousse de bambou autant que dans l'immensité du ciel:

     

     

    Extrait de Nouveaux Contes Zen

    (Henri Brunel)

    Conte Zen

     

    Les Bambous

     

    Au Japon, dans la riche tradition zen, où la brièveté des contes les laisse parfois comme suspendus, on raconte qu´un disciple demanda à son maître la signification réelle du bouddhisme.

    -Attends que nous soyons seuls, dit le maître, et je te répondrai.

    Quand ils furent seuls, le disciple posa de nouveau la question.

    Le maître lui fit signe de le suivre et le conduisit jusqu´à un jardin.

    En silence, il lui montra un bosquet de bambous.

    Le disciple ne comprenait toujours pas. Alors le maître lui dit :

    -Voici un bambou long, et en voici un court.

    Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende...

     

     

    Il Luppo di Gubbio

    Merci à Bruno pour ce texte

    http://spaces.msn.com/members/brulep06/

     
    Saint François d'Assise et le loup de Gubbio
     
     
     
        Au temps où saint François demeurait dans la ville de Gubbio, apparut dans la campagne environnante, un très grand loup, terrible et féroce, qui dévorait non seulement les animaux mais aussi les hommes, de sorte que tous les habitants vivaient en grande peur, car il s'approchait souvent de la ville ; et tous partaient armés quand ils sortaient des murs, comme s'ils avaient marché au combat ; et malgré tout cela, qui le rencontrait seul ne pouvait se défendre de lui. Et par peur de ce loup, on en vint au point que personne n'osait plus sortir des murs.
        C'est pourquoi saint François, ayant pitié des gens de cette ville, voulut sortir face à ce loup, bien que les habitants le lui déconseillassent complètement ; et ayant fait le signe de la sainte croix, il sortit des murs avec ses compagnons, mettant en Dieu toute sa confiance. Et les autres hésitaient à aller plus loin, saint François s'achemina vers le lieu où était le loup. Et voici que sous les yeux de beaucoup d'habitants, qui étaient venus voir ce miracle, le loup arriva, la gueule ouverte, à la rencontre de saint François ; et s'approchant de lui, saint François fit sur lui le signe de la croix, l'appela et lui parla ainsi : " Viens ici, frère loup ; je te commande de la part du Christ de ne pas faire de mal, ni à moi ni à personne. " Chose admirable ! Aussitôt que saint François eut tracé la croix, le terrible loup ferma la gueule et cessa de courir ; et, au commandement, il vint, paisible comme un agneau, se jeter couché aux pieds de saint François.
        Alors saint François lui parla ainsi : " Frère loup, tu fais par ici beaucoup de dommages, et tu as commis de très grands méfaits, blessant et tuant sans Sa permission les créatures de Dieu ; et non seulement tu as tué et dévoré les bêtes, mais tu as eu l'audace de tuer et de blesser les hommes faits à l'image de Dieu, ce pourquoi tu mérites les fourches comme voleur et assassin très méchant ; et tout le monde crie et murmure contre toi, et toute cette ville t'a en inimitié. Mais je veux, frère loup, faire la paix entre toi et ceux-ci, de telle sorte que tu ne les offences plus et qu'ils te pardonnent toutes les offences passées, et que ni les hommes ni les chiens ne te poursuivent plus. "
        Ces paroles dites, le loup, par des mouvements de son corps, de queue et de ses oreilles, et en inclinant la tête, témoignait qu'il acceptait ce que saint François disait, et qu'il voulait l'observer. Alors saint François dit : " Frère loup, puisqu'il te plaît de faire et de garder cette paix, je te promets de te faire donner toujours ce qu'il te faut, tant que tu vivras, par les hommes de cette ville, et ainsi tu ne pâtiras plus de faim, car je sais bien que c'est la faim qui t'a fait commettre tout ce mal. Mais puisque j'obtiendrai cette grâce, je veux, frère loup, que tu me promettes de ne plus nuire jamais ni à aucun homme ni à aucun animal : me promets-tu cela ? " Et le loup en inclinant la tête, fit évidemment signe qu'il promettait. Et saint François étendant la main pour recevoir sa foi, le loup leva la patte droite de devant, et la mit familièrement dans la main de saint François, lui donnant ainsi le signe de foi qu'il pouvait.
        Alors saint François dit : " Frère loup je te commande au nom de Jésus-christ, de me suivre maintenant sans rien craindre, et nous allons conclure cette paix au nom de Dieu. " Et le loup obéissant s'en vint avec lui comme un doux agneau, ce que voyant les habitants s'émerveillèrent grandement. Et la nouvelle se répandit sur-le-champ par toute la ville ; aussi tous les gens, grands et petits, hommes et femmes, jeunes et vieux, se pressèrent vers la place pour voir le loup avec saint François.
        Et tout le peuple y étant bien réuni, saint François se leva, et prêcha, leur disant entre autres choses comment pour leurs péchés Dieu permettait de tels fléaux, et combien le feu de l'enfer, qui doit durer éternellement pour les damnés, est plus redoutable que la rage du loup, qui ne peut tuer que le corps : " Combien est donc à craindre la gueule de l'enfer quand la gueule d'un petit animal tient en peur et tremblement une telle multitude. Tournez-vous donc vers Dieu, mes bien-aimés, faites pénitence de vos péchés, et Dieu vous délivrera du loup dans le présent, et dans l'avenir du feu de l'enfer. "
        Et la prédication terminée, saint François dit : " Ecoutez, mes frères : frère loup, qui est ici devant vous, m'a promis, et il m'en a donné sa foi, de faire la paix avec vous et de ne jamais plus vous offenser en rien, si vous lui promettez de lui donner chaque jour ce qui lui est nécessaire ; et moi je me porte garant pour lui qu'il observera fidèlement le pacte de la paix. " alors tout le peuple promit d'une seule voix de toujours le nourrir.
        Et, en présence de tous, saint François dit au loup : " Et toi, frère loup, promets-tu d'observer avec eux le pacte de paix, de sorte que tu n'offenseras plus ni les hommes, ni les animaux, ni aucune créature ? " Et le loup s'agenouilla, inclinant la tête et, par de doux mouvements du corps, de la queue et des oreilles, montra autant qu'il lui était possible, de vouloir observer avec eux toutes les conditions du pacte. Saint François dit : " Frère loup, je veux que, comme tu m'as donné, hors des portes, foi de cette promesse, tu me donnes de même ici, devant tout le peuple, foi de ta promesse et que tu ne me duperas pas dans la garantie que j'ai donnée pour toi. " alors le loup, levant la patte droite, la posa dans la main de saint François. Et pour cet acte et pour les autres qui viennent d'être rapportés, il y eut une telle admiration et allégresse dans tout le peuple, autant pour la dévotion du Saint que pour la nouveauté du miracle et pour la paix du loup, que tous commencèrent à crier vers le ciel, louant et bénissant Dieu de leur avoir envoyé saint François qui par ses mérites les avait délivrés de la gueule de cette bête cruelle.
     
     
        Le loup vécut ensuite deux ans à Gubbio, et il entrait familièrement dans les maisons, de porte en porte, sans faire de mal à personne et sans qu'il lui en soit fait ; il fut courtoisement nourri par les habitants, et quand il allait ainsi par la ville et par les maisons, jamais aucun chien n'aboyait contre lui. Finalement, après deux ans, frère loup mourut de vieillesse, ce dont les habitants eurent grande douleur, car en le voyant aller si paisible par la ville, ils se rappelaient mieux la vertu de la sainteté de saint François.
     

    09 november

    Etre Rrom... ce n'est pas toujours un conte de fée...

     
     
     
    Djelem, djelem, lungone dromensa
    Maladilem baxtale Romensa
    Djelem, djelem, lungone dromensa
    Maladilem baxtale Romensa.
    Ay, Romale, Ay, Chavale,
    Ay, Romale, Ay, Chavale.
    Ay Romale, katar tumen aven
    Le tserensa baxtale dromensa
    Vi-man sas u bari familiya
    Tai mudardya la e kali legiya.
    Aven mansa sa lumiake Roma
    Kai putaile le Romane droma
    Ake vryama - ushti Rom akana
    Ame xutasa mishto kai kerasa.
    Ay, Romale, Ay Chavale,
    Ay, Romale, Ay Chavale.
     
     
     
     
     
     
     
    Levez-vous Rom
    J'ai marché, marché aux longues routes
    J'ai rencontré des tziganes heureux,
    Ô Rom, d'où venez-vous...
    Moi aussi j'avais une grande famille
    La noire légion l'a massacrée.
    Venez avec moi, tous les Rom de la terre
    Car les routes tsiganes nous sont ouvertes...

     

     


    Poème de Jarko Jovanovic, auteur tzigane, originaire de l'ex-Yougoslavie, né en 1925. La plupart des membres de sa famille ont été déportés et sont morts à Auschwitz. Ce poème est devenu l'hymne des Gitans.
     
    08 november

    Esope, fabuliste Grec

     

    Merci à Jean pour ce texte

    http://spaces.msn.com/members/jean1943/

     

    500 ans avant Jésus-Christ.
    Esope, fabuliste grec
    Nous fait réfléchir avec sérieux !!!

     
      Son maître Xanthus lui ayant donné l'ordre d'acheter au marché ce qu'il y avait de meilleur et rien autre chose, Esope acheta des langues qu'il fit accommoder à toutes les sauces. Les convives ne tardèrent pas à s'en dégoûter.
      " Hé, qui a-t-il de meilleur que la langue ? C'est le lien de la vie civile, la clé des sciences, l'organe de la vérité et de la raison. "

      Et bien, reprit Xanthus, qui prétendait l'embarrasser, achète-moi demain ce qu'il y a de pire.

      Le lendemain, Esope, ne fit encore servir que des langues disant que la langue est la pire des choses qui soit au monde.

      C'est la mère de tous les débats, la nourrice de tous les procès, la source des divisions et des guerres. Si elle est l'organe de la vérité, elle est aussi celui de l'erreur, et pire de la calomnie. "
     

     
    Conteurs...
    avant de prendre la parole...
    sachez ce que vous voulez en faire!!

    Histoire pour Lyna (conte Kabyle)

    Merci à Safia pour ce texte

    http://spaces.msn.com/members/1001contes/

     

     Histoire pour Lyna (conte Kabyle)

    Il était une fois, dans un pays appelé Tamazgha, un très très vieux village que ses habitants appelaient Mezghena. Dans ce village vivait un vieillard, un vieillard dont le métier était raconteur d'histoires ! Chaque matin, devant sa vieille cabane, les enfants du village s'asseyaient en croissant et lui, assis en tailleur, leur racontait une histoire. Parmi ces enfants, la plus jeune était Lyna. Elle venait d'avoir trois ans.

    Un jour, un matin en s'éveillant, ses histoires avaient disparu. Les enfants attendaient devant la cabane. Alors le vieillard se dit : "Peut-être sont-elles parties se baigner dans la rivière ?" Il alla jusqu'à la rivière, entra lentement dans l'eau et souleva un à un tous les reflets dorés de la rivière, mais ses histoires n'y étaient pas.

    Il se dit alors : "Comme mes histoires sont un peu espiègles peut-être se sont-elles cachées dans le jardin ?" Il escalada en souriant le petit talus qui le séparait du jardin et entreprit de soulever un à un les pétales des fleurs, puis il regarda leurs étamines, leur corolle… Mais ses histoires n'y étaient pas. De Mezghena partaient plusieurs chemins. Le vieillard en choisit un au hasard et se mit à marcher.

    Il marcha ainsi pendant des siècles et des siècles. Un jour, un matin, il rencontra un olivier. Il lui dit : "Bonjour bel olivier…Est-ce que tu n'aurais pas vu mes histoires ?" L'olivier décroisa ses branches et lui répondit : "Tes histoires…Quelles histoires ? Je peux te laisser cueillir mes olives pour Lyna mais je n'ai pas vu tes histoires." Le vieillard cueillit quelques olives, les mit dans son sac et se remit à marcher.

    Il marcha pendant des siècles jusqu'au jour où il rencontra un figuier, un grand figuier beau et fort. Le vieillard lui dit encore : "Peut-être toi aurais-tu vu mes histoires ?" L'immense figuier souleva très haut ses feuilles vertes dans la lumière et lui répondit : "Je n'ai pas vu tes histoires mais tu peux prendre quelques figues pour Lyna." Comme il l'avait fait avec les olives il cueillit quelques figues, les mit dans son sac et se remit à marcher. Des siècles passèrent jusqu'au jour où, fatigué, il déposa son bâton, son sac et s'assit au bord du chemin. Soudain lui apparut un oiseau, un immense oiseau du paradis. Il était plein, tout plein de couleurs.

     

    Le vieillard se dit : "Peut-être mes histoires se sont-elles cachées sous les ailes de cet oiseau du paradis !" Alors l'oiseau déploya ses grandes ailes dans la lumière et lui dit : "Regarde ! Cherche tes histoires" Le vieillard caressa une à une les plumes de l'oiseau mais ne trouva rien. Alors l'oiseau lui dit : "Je te donne un peu de couleurs… Pourrais-tu les porter à Lyna ?" Le vieillard prit les couleurs, les mit dans son sac et se remit à marcher. Un jour, un soir il arriva au village d'Amacine et décida de s'y reposer. Il s'étendit sur l'herbe et se mit à entendre les étoiles pousser dans le ciel. Alors il demanda à l'une d'elle, la plus proche : "Bonsoir étoile ! Aurais-tu aperçu mes histoires ?"

    L'étoile, en souriant, scintilla dans la nuit et lui répondit : "Non, je n'ai pas vu tes histoires car je suis occupée à veiller sur le sommeil de Lyna." Fatigué, plus vieux encore de quelques siècles, il reprit le chemin de Thamazgha. Il marcha ainsi pendant des siècles puis il arriva enfin à son village : Mezghena.

    Il trouva les enfants assis en croissant de lune devant sa cabane. Il s'assit en tailleur, lissa sa longue et soyeuse barbe blanche, toussa un peu pour s'éclaircir la voix et entreprit de leur raconter… l'histoire que je viens de te raconter !

     

    Djamal Benmerad

    07 november

    Vocation du conte... et du conteur

    Clin d'oeil à Maurice  notre Quadriconteur
     


    "Les Contes
    sont moins faits pour endormir
    les enfants
    que pour éveiller les adultes"...
     
     
     
     

    Rêvez!!!

     
    "Faites que le rêve dévore votre vie
    afin que la vie ne dévore pas votre rêve."
     
    Antoine de Saint Exupéry
    (1900 - 1944)
     
     
    03 november

    Sagesse d'écrivains et poètes

     

     

    Il n'y a qu'une chose qui puisse rendre un rêve impossible, c'est la peur d'échouer.
    Paulo Coelho

    La meilleure façon de ne pas avancer est de suivre une idée fixe.
    Jacques Prévert

    Les sentiers battus n'offrent guère de richesse ; les autres en sont pleins.
    Jean Giono

    Ce qui noie quelqu'un, ce n'est pas le plongeon, mais le fait de rester sous l'eau.
    Paulo Coelho

     

    Il n'y a pas de réussite facile ni d'échecs définitifs.
    Marcel Proust

    Ce qui embellit le désert c’est qu’il cache un puits quelque part ...
    Antoine de Saint-Exupéry

     

    On peut toujours plus que ce que l'on croit pouvoir.
    Joseph Kessel

     

     

    Sagesses de Psy

     

     

     

    Moins on a de connaissances, plus on a de convictions.
    Boris Cyrulnik

    Le jour où l'on comprendra qu'une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires.
    Boris Cyrulnik

    La résilience, c'est l'art de naviguer dans les torrents.
    Boris Cyrulnik

    Nous habitons un monde interprété par d'autres où il nous faut prendre place.
    Boris Cyrulnik

     

     

    Sagesses d'ailleurs

     

     

     

    Vis comme si tu devais mourir demain.
    Apprends comme si tu devais vivre toujours.

    Gandhi

     

    Croire en quelque chose et ne pas le vivre, c’est malhonnête.
    Gandhi

     

    Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.
    Gandhi

    Si vous fermez la porte à toutes les erreurs
    , la vérité restera dehors.
    Rabindranàth Tagore


    Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas.
    Lao-Tseu

     

     

    Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres.
    Lao-Tseu

    En buvant l'eau du puits, n'oubliez pas ceux qui l'ont creusé.
    Proverbe chinois

    Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort.
    Gandhi

    Le seul tyran que j'accepte sur cette terre c'est ma petite voix intérieure.
    Gandhi

    Le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion.
    Khalil Gibran

     Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit.
    Khalil Gibran

    L'erreur n’annule pas la valeur de l'effort accompli.
    Proverbe africain

    La peur, c'est l'enfant en nous qui panique.
    Tahar Ben Jelloun

     

     

     

     

     
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